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°Quand on arrive en ville...°

° [Article psychédélique, vous êtes prévenus]

Je hais les rhumes.

Hier, avec L., prévenue au dernier moment par mes soins "ça te dirait un aprèm à O°°° ? Le train part dans une heure !"

Achat d'un stylo-plume rien qu'à moi °encore un°.

Reprise du rituel : c'est toujours intéressant de noter les extraits de conversation qu'on chaparde aux passants.

Un petit garçon, d'une petite voix : "il est où le manège ?"
Un papa, qui hurle : "REFLECHIS ! IL EST OU LE MANEGE ?

o_O

On fait des rencontres inattendues. 

On arrive près du centre commercial, c'est bientôt l'heure de repartir. Y a un monde incroyable, pire qu'à Noël. A peine le temps de se demander pourquoi, brusque regroupement, des bras se tendent et s'abattent brusquement au-dessus des têtes, un policier nous frôle et dit d'une voix calme à son talkie-walkie : "Ouais bah c'est parti, ils sont en train de se battre" 

On n'a pas eu le temps de comprendre. Mouvements de foule. Des mecs en noir qui courent, accourent, font des détours. Les gens s'attroupent par vagues. Et soudain, tout le monde fuit. Largement dépassées, on hésite à les suivre, on se plaque derrière les escalators. Reste un policier, avec une espèce d'extincteur dans la main. "Putain les batards ils ont mis des gaz lacrimo". On s'éloigne, on rigole un peu nerveusement...  pas la moindre idée de ce qu'il s'est passé.

 

...

C'est drôle comme tout semble lié.

Les inconnus, les connus, les inconnus qu'on croit reconnaître, tous ces gens qu'on croise dans les gares et sur internet.
C'est étrange comme les coïncidences s'appliquent à faire revenir les souvenirs.
Les lecteurs interprètent parfois si mal les pensées. On ne lit que ce qu'on veut comprendre.

Est-ce que je sais seulement ce que je suis en train de sous-entendre ?

Il y a des articles qui permettent de comprendre mieux les gens. Et de mieux se comprendre. Comme une photo et son négatif.

Il y a des commentaires qu'on n'ose pas faire parce qu'ils disent trop de nous.

 

 

Le ventre en vrac. Mais j'ai connu bien pire.
Des violons qui tirent un peu trop. Alors je passe les pistes. Et je retrouve les guitares.
Se réfugier dans le mouvement.

Ce qui est étonnant, c'est que malgré les apparences, je me sens vraiment bien.°

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