° [5 jours] /ou plutôt 6/
Ce soir [disons plutôt ce matin] pas d'analyse, pas de récit.
Juste des mots, indécis, imprécis.
Partir. S'enrichir. Vider son porte-monnaie, de façon raisonnée. Revenir. Etre parti. Et faire le constat. Avoir grandi.
On ne peut mesurer qu'en s'arrêtant. Quoi que.
On n'a conscience de presque rien dans le fond. La prise de conscience est postérieure. Et progressive.
Pourquoi est-on + libre quand on s'endort tôt et loin que lorsqu'on s'effondre là ?
Ne suis-je qu'une aveugle éblouie si je crois "être" quand je n'expire plus ?
Non non, je n'étouffe pas. Au contraire. J'aspire à. [Inspiration]
Ne me demandez pas comment, ni pourquoi, ni quand, ni si ça va ou pas, je n'en sais rien. Si, ça va. Très bien. Du moins je le crois ; les certitudes absolues sont rares.
Bref. Revenir. Et des rimes. Autant qu'on veut, selon l'inspiration. Sourire, défaillir, devenir, fuir. Tout est son contraire, il n'y a pas de réponse.
Grandir oui. De toute façon on n'a pas le choix, même si on ne le sait pas. Ce n'est qu'après.
C'est la première fois que tout se passe bien. Je ne suis pas sûre qu'on puisse saisir la sensation de sérénité qui s'en suit. Je devrais l'avoir écrit au passé, pourtant ça n'est pas fini.
C'est presque rien, juste une absence d'absence. En théorie, la double négation s'annule. Preuve en est que la vie n'est pas mathématique.
Maintenant, je sais que j'aime vivre ici, mais que je peux aimer vivre ailleurs. En même temps.
Maintenant, peut-être, une harmonisation avec le Temps pourrait être envisagée. Sereinement. Ma vie a l'autorisation de passer. °