Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

°Journal paradoxal°

. . . Comment se compliquer la vie en toute simplicité ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Profiter de chaque instant Moignon offert par l'existence . . . . . . Un paradoxe n'est pas toujours une fausseté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Garder le sourire au ventre . . . .

°Bienvenue en Contradictionnie !°

°

Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.

Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.

Pas la moindre férocité, mais affamés.

Être (et avoir) en vie.

°

 

Impossible de vous dire qui je suis, ça change tout le temps.

On dit que je me pose trop de questions, que je me complique la vie. C'est toujours mieux que l'inverse.

Ce blog est une tentative désespérée de représenter partiellement l'imbroglio généralisé qui a élu domicile quelque part entre Moi et Ça, parfois auto-proclamé abusivement (et fort subjectivement) "Réflexions".

Alors lisez-le si vous avez un peu de temps, peut-être que vous comprendrez mieux que moi.

NDLR : Nous déclinons toute responsabilité en cas d'incompréhension sémantique de la terminologie employée ci-contre; ci-après, ci-dessus et ci-joint.

°Quelques définitions pour comprendre que je suis incompréhensible°

°Que peut-on chercher dans ce blogg ?°

°"Leaving is more important than arriving" Je hais le bac° | 20 juin 2008

° Enfin finiiiiii, diront certains. Ce n'est que le début, penseront d'autres.

En fait, c'est tout à la fois, c'est bien ça le problème. Les dichotomies c'est bien gentil, mais dans la vie, c'est jamais aussi bien rangé et rassurant pour l'esprit.

C'est même plus de la dialectique d'abord c'est fini mais après ya quelque chose qui commence et à la fin c'est tout nouveau.
C'est bien plus difficile, ya plus de chronologie, même plus d'atomes crochus et tous ces trucs-là qu'on appelle Temps, Réalité, Faits rationnels.

Voici venu l'instant des promesses qu'on tiendra le + longtemps possible, des larmes et des projets, ce que tant de gens ont vécu avant nous.

Tout ça a commencé bien avant qu'on n'en ait conscience, et même peut-être encore un peu + tôt.
Donc ceci est le début du reste de notre vie. Bien bien bien bien.

Comme chacun pourra le constater, je suis actuellement dans l'incapacité d'écrire la moindre chose neuve. Faut un peu de temps pour que... j'apprivoise le présent. Ya rien à faire pour arranger les choses, juste attendre que la stupéfaction fasse de nouveau place à l'envie.

...

...

...

Bon, jtrouve vraiment rien à raconter. J'ai envie de vous souhaiter plein de bonnes choses, chers lecteurs que je ne nourris pas très souvent, j'ai envie de vous donner plein de conseils pour voir le bon côté de la vie, mais j'vais plutôt vous laisser trouver une occupation + intelligente que lire ma fin de déprime. Bonne journée tout le monde (si je continue, jvais mettre une licorne à paillette en illustration de l'article.....) et à bientôt. Tiens jvais virer mes cours de ma chambre, ça va être bien. °

Publié par Swani à 13:25:37 dans ...Marquer le temps qui passe de galets orange !° | Commentaires (6) |

°Démission générale [C'est l'histoire d'une fille]° | 06 juin 2008

° Alors voilà. C'est l'histoire d'une fille.

Je vais pas tout vous expliquer, parce que ça va pas vous intéresser, c'est pas que c'est compliqué mais c'est long, et puis j'ai oublié des morceaux. Déjà, j'ai essayé de vous la raconter jeudi soir mais j'ai pas su. Là j'viens de me souvenir que de toute façon, on ne sait jamais rien, alors j'vais reprendre le récit.


J'vais pas vous retracer tout le chemin, c'qu'est important c'est le carrefour. Y a des métaphores comme ça, on sait pas pourquoi, elles marchent bien, on voit tout de suite de quoi on parle. Alors voilà, vous avez un des mots-clés du discours, comme on dit à l'école. "Carrefour". Par contre, "la qualité pour tous" faudra repasser, parce que l'autre mot-clé, c'est "Orientation". Oui, c'est un brin redondant.

En gros, le principe, c'est que la fille, elle a toujours eu du mal à savoir ce qu'elle veut. Ou plutôt non. Elle sait ce qu'elle veut. Mais elle veut trop pour elle toute seule. Elle a de si petits muscles.

C'est pas qu'elle aime pas les choix. Y a de très bons choix. Des choix qui libèrent, qui font avancer. Par contre elle déteste renoncer. C'est pas une histoire de dilemme, parce que les deux bouts de l'alternative sont bons. C'est "juste" une histoire de renoncement.

Alors la fille, elle a vécu, elle a grandi. Pas plus malheureuse qu'un(e) autre, même plutôt moins. Sérieux, depuis qu'elle existe, elle a eu une de ces chances... Vous allez me dire que vous voyez pas le rapport, mais y en a un. Elle est pas devenue elle seulement par volonté. Donc ce putain de choix, c'est pas elle qui a choisi d'y être confrontée. Y a eu des engrenages logiques, des impulsions apparemment irrationnelles mais tellement évidentes une fois achevées. Des gens, des livres, des expériences, d'autres choix.

J'me demande dans quelle mesure une vie est déterminée le jour de son commencement. Est-ce que ce jeudi était prévisible 18 ans à l'avance, quand son coeur apprenait à battre au creux d'un ventre ?

Quoi qu'il en soit, elle a choisi. Et elle sait qu'elle a bien fait. Peut-être qu'on ne choisit rien.

C'est l'histoire d'une fille qui rêvait depuis longtemps d'études d'arts appliqués, qui a tout fait pour aller là où elle voulait. Elle a pris des trains, rencontré des passionnés, admiré des oeuvres, argumenté les larmes aux yeux. Elle a appris à discerner certaines illusions, à (se) poser des questions. Et à trouver ses réponses. C'est l'histoire d'une fille qui grandit en fait, c'est pour ça que ça fait un peu mal.

Elle avait renoncé à son rêve, par excès de rationalité. Mais elle a voulu savoir, donc elle a tenté sa chance et elle a repensé à tous ses efforts. Elle a pris peur. Elle ne voulait pas avoir été influencée et le regretter. Elle ne voulait surtout pas renoncer et le reprocher plus tard à ceux qui l'aiment et qui tentent de l'aider. Elle a cru qu'elle avait encore un espoir qu'elle essayait d'enfouir. En fait cette fille, elle a tellement pas confiance en elle qu'elle croit que c'est les autres qui décident quand elle trouve une réponse.

Et pourtant c'est bien elle qui a cliqué sur "Démission générale". Parce que l'an prochain, elle n'apprendra pas à dessiner, même si elle sait que ça lui aurait plu. Ce n'est pas qu'elle préfère aller à l'université (ou réussir le concours). On ne peut pas comparer deux avenirs aussi différents. Non, elle ne préfère pas, mais ça lui permettra de faire encore + de choix dans les années à venir, et elle aime bien choisir, dans le fond.

Alors voilà, c'est l'histoire d'une fille qui a choisi de laisser son rêve devenir irréalisé. °

Publié par Swani à 00:22:17 dans ...Marquer le temps qui passe de galets orange !° | Commentaires (4) |

°Ricordare.° | 24 mai 2008

° On n'a pas la sensation du temps qui passe. Et pourtant. Pour le meilleur et pour le pire.

On peut tout comprendre, tu sais, si on considère qu'on ne sait rien.

En effet, parfois, c'est triste à dire, on ne s'en rend pas compte sur le moment, c'est la solitude qui pousse les gens l'un vers l'autre. "...so we were best friends by default."

En lisant, j'ai découvert qu'on n'avait pas vécu la même chose. C'est terrible comme prise de conscience. Pour moi, c'était toi celle qui brillait plus brillant, qui riait plus riant, qui disait bonjour aux gens. J'étais l'ombre. Ma mémoire a eu honte de moi. Je ne me souviens plus de ma peur et de mes voyages, ni du bateau. D'autres peurs, d'autres voyages, d'autres bateaux les ont effacés. Même cette chanson. J'ai oublié les paroles.

C'est bien beau, tous ces grands principes, il ne faudrait pas en arriver là, mais j'ai renié tout ça. C'était une autre enfant qui se confiait à toi. Et celle à qui j'adresse ces mots est morte. Tout n'a pas toujours été ensoleillé comme dans l'idée que tu te fais de cette époque. Tout a changé.

Non vraiment, on n'a pas vécu les mêmes épreuves. Et j'ai préféré déchirer le passé après avoir perdu quelques rêves.

Et pourtant.

"Ricordare
è
forse
il modo più tormentoso
di dimenticare
e forse
il modo più gradevole
de lenire
questo tormento."

[Se souvenir est peut-être le moyen le plus atroce d'oublier et peut-être le moyen le plus agréable de calmer ce tourment.]

Le temps jamais ne suspend son vol. Des droites parallèles peuvent devenir courbes, l'écart grandit, comme les adolescents. J'aime un peu mieux celle que j'étais quand c'est toi qui raconte. Toi qui aimes les souvenirs. J'aime marquer le temps, mais pas le revivre. Ma vie est plus belle aujourd'hui, nos chemins ont croisé d'autres routes. Grâce au temps écoulé, plus d'amertume, plus de rancoeur. Il faut bien grandir un jour.

On a partagé des fou-rires, des événements absurdes, des épisodes orageux. C'était pas si superficiel que ça, malgré les souvenirs qui mentent.°

Publié par Swani à 16:46:30 dans ...Marquer le temps qui passe de galets orange !° | Commentaires (0) |

°A Dieu° | 15 mai 2008

° Pas question d'un article larmoyant. Trop de folie dans cette vie pour conclure par du gris.

Oh t'as pas été un ange qu'on puisse prendre en exemple, je m'en doute, même si les informations restent vagues. Mais du mouvement, de l'exigence et de l'humour, peu de compromis.

Peut-etre que Dieu existe, sait-on jamais, en tout cas si ya un Paradis, j'veux bien t'y recroiser un jour, paraît que tout le monde y a une place, on peut rêver. J'y crois pas trop et t'étais sûrement de mon avis, même si ces derniers jours tu parlais de Jésus, on s'accroche à ce qu'on peut quand on sait pas où on s'en va.

Alors j'vais plutôt te raconter de quoi on a ri avec le Frère, quand une partie de la famille est arrivée avec des morceaux d'accent qui remuent et exotisent ton cher français, quand on a rencontré le reste de la famille avec des arbres généalogiques plein les poches et des secrets plein les ragots. Ce qu'ils peuvent se compliquer la vie, ceux qui nous épient depuis leurs branches voisines...

Quand on est arrivés à l'hôtel de la cousine du filleul de (non elle on en parle pas) d'ailleurs ce gars-là, c'est aussi le fils du frère de l'arrière-grand-mère de... [...] y avait les voisins qui nous regardaient. Nan mais regardaient, vraiment. Genre le gars arrêté au milieu de sa cour qui nous dévisage, avec sa fille accoudée à la fenêtre, le visage bien tourné vers notre voiture, et les chiens qui nous gueulent dessus. "Tu crois qu'ils vont appeler les flics ?" "Nan par ici on règle ses affaires tout seul, il va plutôt sortir le fusil de chasse."

Bienvenue dans le Limousin, ici on n'aime pas nos voisins et c'est pire pour ceux qui viennent de loin.

A la télé, les gens sont cinglés. Comme le gars qui se met à pleurer parce qu'il a bien répondu à "Qui veut gagner des millions", et puis il tente le coup sans être sûr "Réponse A je changerai pas c'est mon dernier mot" "Donc soit vous avez bon et vous gagnez 150 000, soit vous redescendez à 48 000" "Ouais voilà, c'est ce que je dis, c'est mon dernier mot, on gagne juste du temps là" °Mon pauvre garçon, c'est le principe même de l'émission de t'en faire perdre, si t'as pas compris ça, qu'est-ce que tu fais là ?° Et puis là, il tend la main à Jean-Pierre F. et il gueule "Merci d'être venu" et explose de rire. Oo.
Bon la fille qui demande l'avis du public pour savoir si c'est on dit les sot-l'y-laisse ou les nigaud-l'oublie, puis qui appelle un ami pour savoir si l'adversaire démocrate d'Hillary c'est Obama, McCain, G.W.Bush ou Bill Clinton, c'était assez énorme aussi.

Dans la voiture, à l'arrière, ya des trucs bizarres "Mais pourquoi ils ont fait ce trou, avec juste un cache à cliper dessus ? Il sert à rien ce trou, il a aucune forme !" "Et là, le pictogramme avec le siège de gamin et l'ancre de bateau, c'est quoi ? Tu crois que si je tire sur la languette, ça fait siège éjectable ?" °Le rôle d'un pictogramme n'est-il pas la compréhension rapide et intuitive d'une fonction ?°

Et puis mon père a répondu au téléphone AU VOLANT. Oo. Ya deux mois, il savait pas l'allumer °Non, c'est pas du volant qu'il s'agit...°. Peut-être que pour vous, c'est d'un banal affligeant. Mais pour notre famille, ça frôlait l'esprit Mai 68 pour parler branché. "C'est drôle, tu tiens ton téléphone exactement comme il le tenait." "Oui c'est parce que j'entends mal quand c'est l'autre oreille" "Qu'est-ce qu'il a dit ?" "Qu'il entend moins bien avec l'autre oreille." "Il a dit quoi ??" "Qu'il entend mal de l'oreille gauche" "... De quoi ?" °Eh LeFrère, tu te souviens du gars avec la banane dans l'oreille ?°

Bon, y a eu l'épisode du buisson, mais c'est pas drôle. Enfin pour moi. =)

On passe devant une station service. Vous aviez remarqué qu'y a plus de Super ? "Aujourd'hui faut acheter de l'essence sans plomb et ajouter un additif."
Imaginons : le paysan. Besoin de Super. Sort sa marmite. Touille bien, à grand renfort de moulinets. Et goûte. "Hum ça manque de plomb."

Le + fort, c'était le papi qui nous parlait de ses arrière-arrière grands-parents. A moins que ce soient mes arrière-arrière-arrière-grands-parents. Et puis celles qui se posaient des questions fondamentales : "Ah parce que Jean-Baptiste avait une soeur ?" "Mais oui, tante Augustine !!" "J'ai jamais entendu parler d'une Augustine. Pourtant ma grand-mère m'avait bien tout expliqué..." "Ah oui mais tu sais pourquoi elle t'en a pas parlé ? Elles se parlaient plus ! Parce que la nièce s'est occupée des grands-parents avant leur mort, mais elle a récupéré des biens qui venaient du premier mariage de Jean, donc quand Augustine a voulu savoir ce qu'était devenue la montre, elles se sont plus parlé. C'est simple." "Ah d'accord. Mais alors pourquoi ya le deuxième mari de ma grand-mère dans le caveau familial et pas mon grand-père ?"

...

Ouais. Bah vous savez quoi ? J'commence à croire qu'en effet, ya des caractères qui se transmettent par les gènes. Et pourtant j'ai pas l'esprit de famille.°

[Image : le pont du Dougnon. Au moins aussi terrible que "moignon", non ?]

Publié par Swani à 20:45:03 dans ...Marquer le temps qui passe de galets orange !° | Commentaires (1) |

°Zligdabu° | 09 mai 2008

° J'viens de réaliser qu'un week-end de 5 jours, c'est long. Surtout quand il commence si bien et qu'après, on attend.

Donc résumons les épisodes précédents :

De la pluie, oh que de pluie (et un pantalon blanc m'a-t-on dit). Dire au revoir deux fois a-t-il un sens ?

De l'herbe, oh que d'herbe (et des clopes perdues, et un cours d'Allemand au séchoir, et des pâquerettes). Dire au revoir trop près a-t-il un sens ?

Du Soleil, oh que de Soleil (et de la terre, et des tremblements, et des oies débiles, et une course éperdue une fois la touche pause décoincée). Dire à bientôt a-t-il un sens ?

Des p'tites mémés, oh que de p'tites mémés à dentier affuté (et des punks alcoolisés, et encore des trains, et un nouveau mot, et des quarts d'heure de gagnés, et trop de gens à l'ombre, mais pas de pâquerettes). Tenter d'être à l'heure a-t-il un sens ?

[On passera sous silence la blague trop marrante à se faire pardonner, le coussin orange à bretelles et les rues en pente inutiles]

Et maintenant ? Oh maintenant... C'est le moment où les fleurs chantent, les oiseaux fleurissent, mes chats s'embrouillent et mes pensées ronronnent, on adore les spaghetti et on dévore la vie.


Et après ? Oh on verra bien, oh on verra loin, et c'est pas rien.

Tout ça pourquoi ? Bah parce que Zligdabu.

[PS : Roaw] °

Publié par Swani à 19:09:13 dans ...Marquer le temps qui passe de galets orange !° | Commentaires (4) |

1| 2| 3| 4| >>