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°Journal paradoxal°

. . . Comment se compliquer la vie en toute simplicité ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Profiter de chaque instant Moignon offert par l'existence . . . . . . Un paradoxe n'est pas toujours une fausseté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Garder le sourire au ventre . . . .

°Bienvenue en Contradictionnie !°

°

Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.

Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.

Pas la moindre férocité, mais affamés.

Être (et avoir) en vie.

°

 

Impossible de vous dire qui je suis, ça change tout le temps.

On dit que je me pose trop de questions, que je me complique la vie. C'est toujours mieux que l'inverse.

Ce blog est une tentative désespérée de représenter partiellement l'imbroglio généralisé qui a élu domicile quelque part entre Moi et Ça, parfois auto-proclamé abusivement (et fort subjectivement) "Réflexions".

Alors lisez-le si vous avez un peu de temps, peut-être que vous comprendrez mieux que moi.

NDLR : Nous déclinons toute responsabilité en cas d'incompréhension sémantique de la terminologie employée ci-contre; ci-après, ci-dessus et ci-joint.

°Quelques définitions pour comprendre que je suis incompréhensible°

°Que peut-on chercher dans ce blogg ?°

Il est grand temps de rallumer les étoiles | 04 avril 2008

° Il existe des génies. Incontestablement.

"Il est grand temps de rallumer les étoiles."

Apollinaire a écrit ça, un jour, avant de mourir un bout de plomb dans le crâne.

Essayer de me persuader que ces mots sont nés de l'accouplement d'enzymes et de protéines, écrasés par un absurde enchaînement logique de causes et de conséquences, c'est l'idée la plus misérablement humaine qu'on puisse avoir.

Vous allez finir par croire que je n'aime pas les gens.
C'est à cause des limites. D'un point de vue purement aérodynamique, le bourdon ne devrait pas pouvoir voler. Mais il ne le sait pas. Alors il vole.

Voilà tout.

J'ai peut-être tort, sûrement même, s'acharner à défendre la liberté, c'est si...

Le problème est le suivant : on nous explique en septembre qu'une théorie est toujours provisoire, qu'on attend toujours de trouver le contre-exemple, un seul minuscule contre-exemple pour tout remettre en cause, et ça la renforce. On ajoute que faire confiance à ses sens, à son instinct, n'est pas toujours une bonne idée. On nous balance en avril (non, pas le 1er) qu'on n'a pas de preuve que c'est pas possible mais que comme ça paraît improbable, bah c'est sûrement que ça existe pas. Vous venez d'assister à la mort du libre arbitre.

Je m'en fous, il est grand temps de sacrifier le principe de causalité sur l'autel de Buridan, sans remords. Soyons improbables.° 

Publié par Swani à 20:36:41 dans ...Ecrire !° | Commentaires (1) |

°Nos chers petits souffre-douleurs° | 07 mars 2008

° Pour une fois que j'étais pas [excessivement] en retard pour manger, j'ai vu une partie du journal de 20heures.

Reportage sur un fait pas d'actualité.

Un fait actuel, mais éternel.

Un principal a découvert (avec l'extrême lucidité et la clairvoyance qui caractérisent tous les êtres de cette espèce) que des élèves de son bahut étaient... des souffre-douleurs.

Vous savez, oui, évidemment, vous savez. Les souffre-douleurs, ceux qu'on n'aime pas, on ne sait pas pourquoi.
De toute façon personne ne les aime, ils ont bien dû faire quelque chose pour qu'on pense tous la même chose. Alors on se débrouille pour ne pas être à côté d'eux en cours, ne pas leur adresser la parole, ne pas manger avec eux.

"Ce sont des élèves à part, qui sont + faibles" Voilà le genre de conneries qui explique l'existence des bouc-émissaires. [Racheter ses péchés. En étouffant de haine celui qui ferme sa gueule]

Vous en connaissez, oui, bien sûr, c'est "normal". Mais celui que vous connaissez, c'est pas pareil, parce qu'il est vraiment bizarre. Vous comprenez ?

Vous avez déjà essayé de lui parler mais il répond à peine, on dirait qu'il cherche à fuir, c'est chiant. Des fois il répond même pas. Franchement ça se fait pas, faut qu'il fasse des efforts de son côté aussi. Et puis j'sais pas, à mon avis il s'en fout tu vois, parce que sinon bah il irait en parler à quelqu'un. Moi je serais à sa place, j'me laisserais pas faire.

Donc c'est pas votre faute. Bah non. C'est jamais la faute de personne.

Et puis des fois on lui fait des blagues marrantes et il rigole même pas. Un con quoi.

"Le problème de ces élèves, c'est qu'ils ne parlent pas de leur souffrance. Alors il faut essayer de détecter d'autres signes. Aller souvent à l'infirmerie, ou ne plus venir en cours."

Ben voyons. Excellente méthode, inclinons-nous devant la perspicacité de ces grands psychologues ! Avec ces symptômes éloquents, ils vont se retrouver avec toutes les pouffes de leur bahut sur les bras. Surtout celles qui gloussent fort, celles qui rigolent aux blagues trop marrantes de leurs potes trop fun quand ils cachent le sac de sport de l'autre con en haut des casiers. Celles dont l'autre con est amoureux, parfois.

Alors voilà, on attend qu'ils ne viennent plus en cours pour se poser des questions.

"Parfois, un changement d'établissement est à envisager."

Tellement rejeté qu'il doit disparaître. Fabuleux.

Ceux qui meurent de douleur n'abandonnent pas toujours.
Je ne dis pas que ceux qui n'ont plus la force de vous affronter souffrent moins. Je dis que chacun fait comme il peut, c'est-à-dire mal, en général.

A force de lui rappeler qu'il ne mérite pas votre respect, qu'il ne sert à rien, qu'il n'est même pas vraiment humain, vous le persuadez. Alors il accepte. Il y a les autres, et lui. Qui ne peut rien faire et qui ne fait rien, parce que ça ne sert à rien. Mais qui reste là. Qui se transforme en mur fantomatique. Il essaie de disparaître, de se soustraire à vos regards, mais il est toujours là. Il ne réagit plus, c'est ça qui vous énerve, il ne réplique plus, il emmagasine. L'énergie que vous mettez à le détruire foudroie son corps et son esprit absorbe la haine.

Ce qui est terrifiant, ce n'est pas que des tueries comme celle du lycée de Colombine aient lieu. C'est qu'elles soient si rares.

Ce qui est terrifiant, c'est que la seule méthode pédagogique qu'ils aient trouvée pour "lutter contre ce phénomène", c'est faire écrire aux mioches de 6èmes les règles qu'ils s'engagent à respecter. "Je ne formerai pas un groupe contre une personne."

Vu le succès de "Tu ne tueras point", on est en droit de douter de l'efficacité de "l'innovation".

J'ose croire qu'il nous hait. Je l'espère.

Je ne suis pas meilleure que vous. J'ai juste décidé d'arrêter.

Non, je ne suis pas gentille. Le problème ne vient pas de là. C'est si facile d'être méchant. Tellement pratique. On n'y peut rien, n'est-ce pas ? Vous ne comprenez même pas le sens du mot "méchant". (Pour le comprendre, il faudrait être du mauvais côté du rire, de temps en temps.) Le problème c'est que vous êtes libres.

Moi aussi j'ai rit. Non, je ne me moquais pas, je riais juste aux blagues. Comme vous. Coupable en toute quiétude.°

Publié par Swani à 01:20:51 dans ...Ecrire !° | Commentaires (7) |

°Dixit Jacques° | 04 janvier 2008

° En ce moment, je découvre avec joie et passion l'univers de Jacques le Fataliste.

Faut avouer que c'est moins pire que prévu.

Même si au bout de 20 pages on a envie de gueuler "MAIS TU VAS NOUS LA RACONTER UN JOUR, L'HISTOIRE DE TES AMOURS, AU LIEU DE TE PROMENER A CHEVAL ???"

Faut même avouer que parfois c'est drôle. Et pas con.

Hier soir j'ai lu un passage qui m'a bien plu.

"Jacques : Je n'aime pas à parler des vivants, parce qu'on est de temps en temps exposé à rougir du bien et du mal qu'on en a dit ; du bien qu'ils gâtent, du mal qu'ils réparent.

Le Maître : Ne sois ni fade panégyriste, ni censeur amer ; dis la chose comme elle est.

Jacques : Cela n'est pas aisé. N'a-t-on pas son caractère, son intérêt, son goût, ses passions, d'après quoi l'on exagère ou l'on atténue ? Dis la chose comme elle est !... Cela n'arrive peut-être pas deux fois en un jour dans tout une grande ville. Et celui qui vous écoute est-il mieux disposé que celui qui parle ? Non. D'où il doit arriver que deux fois à peine en un jour, dans toute une grande ville, on soit entendu comme on dit. [...] Si l'on ne dit presque rien dans ce monde, qui soit entendu comme on le dit, il y a bien pis, c'est qu'on n'y fait presque rien qui soit jugé comme on l'a fait.

Le Maître : Il n'y a peut-être pas sous le ciel une autre tête qui contienne autant de paradoxes que la tienne.

Jaques : Et quel mal y aurait-il à cela ? Un paradoxe n'est pas toujours une fausseté."

[Avis au TGL : vous trouvez pas que "fade panégyriste" c'est aussi marrant qu' "hybride et flasque" ? Je sais pas ce que ça veut dire, mais j'adopte.] [Nan Emilie, TGL ne veut pas dire Tartine Géante de Lama]°

Max, je te dois des excuses : tu ES l'inventeur du concept "Diderot précurseur du blog" (même si je m'étais déjà fait cette réflexion quelques jours auparavant) : Boiseime ne parlait en effet pas de Diderot mais de Monteigne (comme quoi, il y a beaucoup de gens qui ont inventé les blogs avant qu'ils n'existent. Ce qui est toujours mieux que de le faire après). [en cliquant, découvrez en exclusivité l'article de mon blogg sous lequel repose le commentaire de Boiseime !]

Publié par Swani à 12:34:39 dans ...Ecrire !° | Commentaires (25) |

°Lettre au Père Noël° | 24 novembre 2007

° Cher Père Noël,

Je t'ai jamais écrit avant. Parce que quand j'ai su écrire, je venais juste d'apprendre que t'existais pas.

Maintenant c'est bon, j'ai grandi, j'en veux plus à mes parents de m'avoir menti. D'ailleurs j'pense pas leur en avoir voulu. J'me suis sentie con quand j'ai découvert que d'autres étaient au courant avant moi, et j'en ai surtout voulu à ma maîtresse de Grande Section, puisque c'est elle qui nous a balancé "mais vous savez, le Père Noël il existe pas..." et blablabla.
Je sais plus comment elle nous avait expliqué l'ignoble mensonge que la société se complaisait à nous faire gober depuis notre naissance pour voir nos p'tits yeux briller, mais elle a pas dû dire ça comme il fallait parce que c'est elle que j'ai détestée.

Mais bon, ça tu t'en moques, hein Père Nono, toi t'as envie de savoir ce que j'veux pour mon Noël.

Bah je sais pas.

Première fois de ma vie. Avant, je guettais l'arrivée des catalogues de jouets, à la fin des vacances de Noël. Dans la semaine j'avais fini ma liste. Depuis quelques années, j'avais même plus besoin des catalogues, j'avais déjà trop d'idées.

Mais cette année, non. Déjà, j'avais pas prévu que ça arriverait si vite, Noël. Or c'est dans... °Je jette un oeil à mon calendrier. Je récupère l'oeil° ... un mois ! Ah ouais, donc c'est pire que ce que je craignais. 

J'l'ai dit à mes parents, ils ont essayé de couvrir le soupir de soulagement de leur porte-monnaie en me disant : "C'est normal, tu grandis."
J'ai pas trouvé le rapport, à moins que grandir signifie "obtenir ce qui nous manque". Mais alors j'suis déjà super vieille. o_O

Père Noël, je voudrais juste du temps, s'il te plait.

J'en peux plus de devoir faire des choix, de choisir de faire mes devoirs, de pas avoir le temps d'en perdre, de pas en avoir assez pour les autres. Je sais pas ce qui se passe, j'ai dû casser celui qu'on m'a offert à la naissance, il délire complètement et il accélère de plus en plus.

Le temps, c'est ce qui empêche les choses d'arriver toutes au même moment. Sauf que ya pas assez de temps. Donc ya quand même des choses qui se produisent simultanément.

Alors si c'est vraiment pas possible pour le temps, tu peux toujours le remplacer par un don d'ubiquité °pas d'ébriété par contre, merci.°

Je te dérange pas plus longtemps, je vais retourner fureter sur amazon.fr pour trouver des cadeaux aux autres.

Merci d'avance pour l'attention que tu voudras bien me porter.

Swani.°

Publié par Swani à 16:40:05 dans ...Ecrire !° | Commentaires (7) |

°>Ne tapez pas votre titre>° | 06 octobre 2007

° ... ou Comment avoir le sentiment bizarre d'être restée immobile toute une journée.

Blogg adoré, blogg nécessaire, blogg trop prenant.

[Rayer la mention inutile] Parfois j'aime bien cette expression, parfois non, parce qu'elle implique un choix. Certes, on ne peut pas tout avoir dans la vie, mais rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Rien n'est absolument vrai ou faux donc. °Et puis l'adjectif "inutile" a la capacité rare de m'horripiler° Rare ? Pas si sûr.

En début d'année, décision de laisser ce blogg de côté, parce qu'il prend beaucoup de temps. Et parce qu'il devenait trop important. Paradoxe : avoir conscience d'une trop grande importance, donc reconnaître qu'on ne peut pas s'en passer, et en conclure qu'il faut s'en passer.

Non, je n'étais pas immobile aujourd'hui. J'ai lu [mais pas des livres]. J'ai écrit [mais sans papier]. J'ai réfléchi [mais rien noté].

Donc, si l'on s'en tient à un point de vue extérieur, ce samedi ne m'a servi à rien. Mais c'est tout le contraire.

Pour illustrer ma pensée, je citerai le prof de Philo : "Y a des gens qui s'obstinent à dire "La Philosophie ça sert à rieeen." Bien sûr que ça sert à rien, la musique ça sert à rien, tout ce qui est palpitant dans la vie, ça sert à rien. L'amour ça sert à rien."
En fait c'est quand il s'énerve qu'il est vraiment bien, ce prof. [A bas le stoïcisme] Au passage, il peut être intéressant de noter qu'il fait entrer la Philosophie dans la liste des choses "palpitantes".

L'autre citation du jour, c'est celle du frère, à qui je tentais d'inculquer quelques rudiments de pensée élaborée au cours du déjeuner. Alors que je lui explique qu'on peut faire quelque chose sans forcément avoir un but précis, simplement par plaisir, ce qui est le contraire d'une équation de maths, il s'écrit : "Mais si, c'est marrant de se faire chier sur une équation !" - - - - - - . - . - . - . . [Je vous laisse prendre conscience de l'ampleur du gouffre qui nous sépare. A vrai dire, je ne parviens même plus à distinguer sa silhouette à travers les ténèbres de l'incompréhension.] . . .

 

J'ai tenté de me plonger dans le palpitant commentaire de texte de Spinoza... commentaire portant sur la recherche de la vérité, chapitre que nous n'avons pas étudié et n'étudierons pas par manque de temps. °Par contre la démonstration, on pouvait sans problème y passer trois semaines°.

Le texte est plutôt drôle à lire, au cent-vingt-neuvième degré. N'y comprenant pas grand chose, j'ai cru qu'Internet saurait me tirer du désarroi. Saviez-vous qu'il existe un site portant le nom de "Spinoza et nous" ? C'est ainsi que je me suis retrouvée en train de lire la phrase suivante : "Une chose dont nous ignorons en effet que l'essence enveloppe une contradiction, ou bien dont nous savons à l'évidence que l'essence n'enveloppe aucune contradiction sans que nous puissions cependant rien affirmer de certain quant à son existence puisque l'ordre des causes nous échappe, une telle chose ne peut jamais nous apparaître ni comme nécessaire, ni comme impossible, et c'est pourquoi nous l'appelons ou contingente ou impossible." . - . - . Et l'on s'étonne du pourcentage élevé de suicide chez les jeunes.

Autres pensées en vrac :

- Louise Attaque c'est quand même objectivement génialissime.

- J'aime le mode conditionnel.

- Je ne me connecterai plus avant le dîner (ni à msn, ni à blogg).

- Je vais encore passer mon dimanche à bosser.

- Le numéro de portable du frère comporte le nombre 666 en son centre, encore un signe de sa personnalité démoniaque.

- Sur nos trois commandes passées simultanément chez Virgin, une seule est en retard, je vous laisse deviner laquelle °Détendus du mobile... c'est ça ouais°

- Ce soir la télé sera squattée par deux pseudo-supporter de la France °Depuis quand on est patriotes dans cette famille ?°

- Il sert carrément à rien cet article, j'ai envie d'écrire mais puisque je me censure, j'aligne les banalités. Mes excuses à vous, lecteurs.

- Je me contredis entre le début et la fin de cet article puisque je viens de prétendre que cet article était inutile. Or il n'est pas inutile puisque ça m'a fait du bien de l'écrire (et de penser à ce que je n'écris pas) et puis parce que "Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits". Vous venez de découvrir ma théorie de l'inexistence de l'inutilité. Si je voulais vous embrouiller °et paradoxer°, j'ajouterais volontiers que l'inutilité me paraît un concept profondément inutile.

" Que ma vie m'accorde une trêve...
Que ma vie s'accorde
Que mes nuits débordent de rêves
Que ma vie s'accorde... . . .- .- .- . - . - . - . -- . -- . -- .--- . "

Dernière considération narcissique : ma vie me paraît profondément satisfaisante malgré mes efforts pour la dénigrer.°

P.S. : Joey et Justine, si vous me lisez, j'ai fait attention à pas mettre 2 "p", z'avez vu ?

Publié par Swani à 20:26:21 dans ...Ecrire !° | Commentaires (5) |

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