°
Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.
Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.
Pas la moindre férocité, mais affamés.
Être (et avoir) en vie.
°
Impossible de vous dire qui je suis, ça change tout le temps.
On dit que je me pose trop de questions, que je me complique la vie. C'est toujours mieux que l'inverse.
Ce blog est une tentative désespérée de représenter partiellement l'imbroglio généralisé qui a élu domicile quelque part entre Moi et Ça, parfois auto-proclamé abusivement (et fort subjectivement) "Réflexions".
Alors lisez-le si vous avez un peu de temps, peut-être que vous comprendrez mieux que moi.
NDLR : Nous déclinons toute responsabilité en cas d'incompréhension sémantique de la terminologie employée ci-contre; ci-après, ci-dessus et ci-joint.
° Ya des matins comme ça. La direction d'une vie tient à une simple question.
"Est-ce que tu préfèrerais pas faire une Licence de Psychologie ?"
Voilà.
Une fois que le point d'interrogation a résonné, on sent l'adrénaline affluer. Il y a le futur enclenché, une jolie route qui se dessine déjà sur quelques kilomètres. Et puis il y a le conditionnel. Et si ?
Vous a-t-elle déjà brûlé le corps, cette tentation ? 6 jours avant de signer pour votre avenir, 3 jours avant les résultats, 2 jours avant l'épreuve.
Connaissez-vous le vertige du choix, non pas fromage ou dessert, le vrai choix, celui de l'existence ? D'une simple question, changer les rencontres, les expériences, les difficultés, changer le contingent et le nécessaire.
Avez-vous jamais ressenti aussi intensément les vibrations du point de patinage ? Lever le pied ou embrayer ?
Envisager.
Voilà.
Maintenant la décision est prise. Le sourire se fait serein.
On continue comme prévu, parce que la route est belle. Et si elle ne mène pas où on voulait, et si les passagers sont chiants, et si le paysage s'assombrit, et si on a trop mal au coeur, il sera toujours temps de couper à travers champs pour rejoindre l'autre chemin. Alors que l'inverse serait impossible.
Et ça fait du bien de le savoir.°
Publié par Swani à 23:12:26 dans ...Analyser la situation avec rationalité !° | Commentaires (4) | Permaliens
° J'aime bien la nouvelle version de Firefox. Et le nouveau lecteur deezer. Les orages aussi, j'aime. Ce matin ça pleuvait sur la moquette, un peu, parce que j'ai dormi la fenêtre ouverte. J'aime vraiment bien quand les grenouilles chantent le soir.
L'avantage, quand on va mal, c'est que quand ça va mieux, on est encore + heureux qu'avant. C'est ce que dit André Dussollier à Agnès Jaoui à la fin d'On connaît la chanson, d'Alain Resnais. Un des premiers films que j'ai vus à la télé, en famille. Vous vous souvenez de votre premier film ?
Tout allait bien jusqu'à vendredi dernier. Attendez, non, pas ce vendredi-là. Oula mais ya plein de jours qui ont eu lieu ! Bon, donc là on est le 23 °et tout le monde est d'accord puisque le dodo nocturne et pléonasmatique est passé.° Lundi. Et j'ai pas commencé les révisions pour le concours. Voilà, comme ça, les choses sont claires. On peut reprendre.
Vendredi, donc. Vendredi 13. Qui était une très bonne journée, comme la plupart des vendredis 13 de ma vie, je vois pas pourquoi je vous raconte que le vendredi ça allait pas, c'est nimp. Le samedi c'était très bien aussi, oui, même très très bien. Et même un peu mieux encore. Serre-moi, Oh, Road Trippin'. On s'approchait même dangereusement du bonheur.
La soirée fut... drôle. Un restaurant presque plein, une table de 3 pour 4, une salade d'accueil renversée sur LeFrère, un steak froid à l'intérieur, une serveuse qui espère atteindre la table du fond en se glissant dans l'espace de 10 centimètres entre les deux chaises et qui appelle un gars de 60 balais "jeune homme" °pas bigleuse la fille°, un petit livre à offrir à son Papa "Les phrases à ne pas prononcer sous peine de passer pour un gros ringard : Et il fait quoi comme métier, le père de ton petit ami ? // Il ne t'a pas compté fleurette au moins ton Benjamin ?" et un sacré galérage pour obtenir le droit de payer l'addition. Expérience à ne pas renouveler.
Les choses sont devenues moins hilarantes le lendemain matin, quand ça a recommencé. Puis le soir, quand j'ai fini par reconnaître que réviser encore 5 chapitres de philo avant minuit était impossible. Surtout après avoir découvert que "L'esprit et la matière" et son pote "Le vivant" n'avaient pas été pris en compte. Sont donc restés hors de portée de mes globes oculaires : les notions politiques, sur lesquelles aucun cours digne de ce nom n'avait été fait °puisqu'étudiées à travers deux oeuvres certes fondamentales mais point palpitantes ni exhaustives, c'est-à-dire Les Politiques et Le Prince°, Le vivant, L'esprit et la matière, La liberté.
Le lendemain matin, oooh surprise : "Peut-on éduquer la perception ?" --> cf cours sur L'esprit et la matière
"Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?" --> cf cours sur Le vivant
Un texte de Sartre sur... la Liberté !
Ô joie.
J'ai choisi le texte. Advienne que pourra.
Le soir-même, rebelote avec la géo et ses fantastiques croquis. Un doute trace sa route : "Et si on tombe sur Géo en épreuve majeure ?" Voilà précisément le genre de question intelligente qui souligne le haut dégré d'anticipation dont peut être capable un lycéen. Le genre de questions qu'on évite de se poser la veille d'un examen, quand on est une personne un tant soit peu dotée de neurones. Zen restons zen. Hinhin.
En fait, c'était bien l'Histoire en majeure. Et j'ai colorié n'importe quoi sur mon planisphère. Tiens, j'viens de me demander si les points cardinaux étaient précisés ou s'il fallait les rajouter. Bon, et puis j'avais pas compris pourquoi yavait une feuille avec un cadre en-dessous de la carte, merci L. de m'avoir appris... que c'était pour la légende... Nan mais sérieusement, vous le saviez, vous, qu'elle servait à ça, cette putain de feuille annexe ? Bref, passons.
L'Allemand ça devrait aller. Sauf qu'ils ont encore réussi à poser une question qu'était pas dans les lignes de la consigne. "Sie boxt auch für ihre Familie, es ist nämlich nicht zwischen Zeile 20 un 26, trotzdem ist es in der Text Zeile 17." Si le correcteur est pas content, tant pis, ça sera pas faute de lui avoir expliqué.
Ensuite, la Littérature, ça devait aller tout seul. SAUF que j'avais visiblement décidé de ne pas dormir de la semaine. Donc vers minuit, je me suis refait le coup de la question qui tue, la question "Et Si". En l'occurence c'était "Et si je tombe sur un sujet avec des questions auxquelles je sais pas répondre, même si j'ai révisé les deux nouvelles oeuvres du programme, et si l'autre sujet c'est sur Perrault, que j'ai pas du tout relu ?". La question "Et si" a un pouvoir remarquablement puissant, ce qui est le propre du pouvoir me direz-vous : elle donne une imagination DéL!R@ñt. J'ai réussi à inventer une bonne demi centaines de questions sur Les Contes, en une nuit. L'éducation nationale devrait m'embaucher pour trouver des idées de sujets. C'étaient des inventions tellement réalistes qu'elles m'ont réveillée chacune à leur tour. Prenez une nuit de 6heures 30, divisez-la par 50 sujets de bac apocalyptiques, vous obtenez de jolies tranches de sommeil d'une épaisseur approximative de 7 minutes.
Tout ça pour tomber sur Le Guépard, dont un sujet déjà traité en DS. °Tous ceux qui sont en train de chercher parmi leurs jeux Nintendo The Cheetah sont, c'est le cas de le dire, hors sujet.°
A 10 heures, le stylo encore fumant, réunion du TGL mit le punk anarchiste venu de l'espace. C'était trop bien, on a touillé des algues, on a pêché une chaussure, j'ai mangé une pomme et deux crans de Kinder maxi, le soleil a squatté jusqu'au soir. Pas de mauvaise surprise pour les maths, yavait même le truc du lampadaire pronostiqué par Madame la maman de Lémi N°2.
Et en fait, c'est là que c'est devenu dur, j'avais plus envie que ça soit fini, parce que ça faisait trop de "The End" d'un coup. Trop de "L'an prochain". Trop de séparations, de kilomètres, de mètres carrés, de trains, de promesses, de projets, de peurs. Même le téléphone me donnait le vertige.
Voilà, c'est pour ça que finalement, je suis rentrée chez moi jeudi. J'en pouvais plus de tous ces "Allez c'est peut-être la dernière fois qu'on peut..."
Le vendredi, le nouveau médecin a essayé de me convaincre que j'allais me coucher tôt pendant les 10 prochains jours et que j'allais ensuite faire les études brillantes dont elle rêve pour sa fille de 13 ans. J'ai donc pris la décision de bouffer son magnésium et sa bergamote pour lui faire plaisir, mais de me contenter de vivre ma vie. "tiptiptiptiptiptiptiptip pompom tip pompom tip pompom tip pompom tip pompom tip apporte-moi mes cachets..."
J'en ai parlé avec eux. J'ai essayé de leur dire que j'étais heureuse, même si parfois je le cache bien. J'ai expliqué mes doutes, j'ai ajouté que c'était très bien comme ça.
Et une fois encore, advienne que pourra. °
Publié par Swani à 17:31:59 dans ...Analyser la situation avec rationalité !° | Commentaires (0) | Permaliens
° Proposition d'admission
: [https://www1.admission-postbac.fr/Postbac/admission?ACTION=1]
Rien à ajouter, aucune idée de ce que j'en pense.
[Il faut très vite que je pense à autre chose. Vite. Très vite.
... Trop tard.]
(Je reconnais que se plaindre d'être reçue là où on a toujours rêvé d'aller, c'est "un tantinet ignoble". Un blog parfois, c'est bête et blessant, maladroit comme une vraie personne. Je vous souhaite, tous autant que vous êtes, de faire les études qui vous correspondent, de devenir vous, même si tous vos rêves ne se réalisent pas, même si certains choix sont déchirants, même si on ne maîtrise pas grand chose quand on a 17 ans.) [Bonne chance à ceux qui sont sur liste d'attente]°
Publié par Swani à 17:32:40 dans ...Analyser la situation avec rationalité !° | Commentaires (6) | Permaliens
° Life goes on...
[Des éclats de rire et de verre au fond du ventre]
La Vie sera oxymorique, ou ne sera pas.°
Publié par Swani à 20:23:00 dans ...Analyser la situation avec rationalité !° | Commentaires (0) | Permaliens
° Non, vraiment, c'est pas l'heure pour un article.
Même le psychédélisme s'échappe.
C'était bien, yavait des Allemands, des Italiens et des Anglais.
J'ai mangé du poisson dans un restaurant.
Y a eu remise en question, nuit de 5 heures et prise de distance.
Ya pas d'âge pour comprendre qu'on n'a rien compris.
Pas la moindre envie d'arrêter.
Ce matin yavait une manif, mais j'étais en retard, je l'ai pas vue.
Je referai cet article bientôt, vous en faites pas. C'était juste pour dire que je suis pas encore morte, malgré tout. Et puis que j'aimerais bien avoir mon âge.°
Publié par Swani à 03:10:49 dans ...Analyser la situation avec rationalité !° | Commentaires (2) | Permaliens
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