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°Journal paradoxal°

. . . Comment se compliquer la vie en toute simplicité ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Profiter de chaque instant Moignon offert par l'existence . . . . . . Un paradoxe n'est pas toujours une fausseté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Garder le sourire au ventre . . . .

°Bienvenue en Contradictionnie !°

°

Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.

Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.

Pas la moindre férocité, mais affamés.

Être (et avoir) en vie.

°

 

Impossible de vous dire qui je suis, ça change tout le temps.

On dit que je me pose trop de questions, que je me complique la vie. C'est toujours mieux que l'inverse.

Ce blog est une tentative désespérée de représenter partiellement l'imbroglio généralisé qui a élu domicile quelque part entre Moi et Ça, parfois auto-proclamé abusivement (et fort subjectivement) "Réflexions".

Alors lisez-le si vous avez un peu de temps, peut-être que vous comprendrez mieux que moi.

NDLR : Nous déclinons toute responsabilité en cas d'incompréhension sémantique de la terminologie employée ci-contre; ci-après, ci-dessus et ci-joint.

°Quelques définitions pour comprendre que je suis incompréhensible°

°Que peut-on chercher dans ce blogg ?°

°Ciao la compagnie° | 01 juillet 2008

° Demain debout 8h10. Train à 11h et quelques. Arrivée vers 16h30. Puis concours, puis train, puis concours, puis retour.

J'emporte ta veste. Des smarties aux plantes. Pas mal de courage et d'insouciance. Le livre que mon père lisait le jour de ma naissance, encore gondolé par l'orage, resté dans une chaise longue un beau soir de canicule.

J'emporte mes sandales à talon, comme un symbole des échasses du passé.

Je n'emporterai pas toutes ces notes de stage, tous ces bouquins trop lourds, toute cette angoisse de ne pas être à la hauteur. Que le Diable les emporte. Je prendrai la vie comme elle vient, en évitant si possible les platanes.

Je rentrerai le 6 avec les vacances enfin à portée de vue. Je ferai peut-être un bref détour par-ici. Si je n'ai pas le temps, il faudra attendre le 18.

 

Et si vous profitiez de mon absence pour vous manifester ?

Je connais plusieurs de mes lecteurs, mais beaucoup restent de simples anonymes, des passants silencieux qui m'observent depuis l'autre trottoir. Si vous avez un instant, j'aimerais vous apercevoir. Pas besoin de traverser pour me donner votre numéro de téléphone et une adresse où vous suivre, je n'en demande pas tant, mais un simple geste de la main, ça fait plaisir.

En bref : Lâche t commzzz ! =) °

Publié par Swani à 23:31:32 dans ...Sortir de son trou !° | Commentaires (4) |

°Et si. Parce qu'il faut être improbable. Et que c'est bon, l'adrénaline.° | 01 juillet 2008

° Ya des matins comme ça. La direction d'une vie tient à une simple question.

"Est-ce que tu préfèrerais pas faire une Licence de Psychologie ?"

Voilà.

Une fois que le point d'interrogation a résonné, on sent l'adrénaline affluer. Il y a le futur enclenché, une jolie route qui se dessine déjà sur quelques kilomètres. Et puis il y a le conditionnel. Et si ?

Vous a-t-elle déjà brûlé le corps, cette tentation ? 6 jours avant de signer pour votre avenir, 3 jours avant les résultats, 2 jours avant l'épreuve.

Connaissez-vous le vertige du choix, non pas fromage ou dessert, le vrai choix, celui de l'existence ? D'une simple question, changer les rencontres, les expériences, les difficultés, changer le contingent et le nécessaire.

Avez-vous jamais ressenti aussi intensément les vibrations du point de patinage ? Lever le pied ou embrayer ?

Envisager.

Voilà.

Maintenant la décision est prise. Le sourire se fait serein.

On continue comme prévu, parce que la route est belle. Et si elle ne mène pas où on voulait, et si les passagers sont chiants, et si le paysage s'assombrit, et si on a trop mal au coeur, il sera toujours temps de couper à travers champs pour rejoindre l'autre chemin. Alors que l'inverse serait impossible.

Et ça fait du bien de le savoir.°

Publié par Swani à 23:12:26 dans ...Analyser la situation avec rationalité !° | Commentaires (4) |

°Quelques notes de musique. Un phénix fredonne.° | 26 juin 2008

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Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.

Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.

Pas la moindre férocité, mais affamés.

Être (et avoir) en vie.

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Publié par Swani à 23:34:14 dans ...Ecrire !° | Commentaires (1) |

°Tu fais flotter quoi ? Une chaise qui pêche et un parapluie qui dit "Vague" au futur.° | 26 juin 2008

° Parfois on a de drôles de prémonitions. En début d'année, dans une autre vie, le 19 septembre.

C'était le premier cours de dessin avec L. et le temps courait déjà vite.

Je dessinais quoi ? Un poisson qui pêchait un homme . C'était ma période surréaliste °Ahaha j'adore imaginer que j'aurais pu être une artiste dans un monde parallèle°.
Je racontais quoi ? Déjà n'importe quoi, pas le quart de ce qui est nécessaire pour que les gens saisissent de quoi vous parlez.

Ce blog, c'est surtout une boîte à trésors. Son propriétaire est le seul à savoir pourquoi on y trouve tous ces galets et ces grains de poussière, à en saisir l'unité, à en mesurer, partiellement, la valeur et l'intérêt. Et encore, il n'en aura conscience que des années + tard. Voilà l'intérêt de grandir : la vue s'améliore en ce qui concerne les liens.

Le cours de dessin s'ouvrait donc par un dessin de canne à pêche. C'est avec une canne à pêche en branche et en os qu'il s'achève. Non, yavait pas vraiment d'os dedans, mais l'expression me plaît.

Le TGL n'était pas du tout au complet puisque l'une avait "un rendez-vous à 17h30", l'autre devait se faire "un look Marianne James ascendant Bêêêêh". Mais même les demi-portions savent se marrer, faut pas croire. On a mis le parapluie à l'eau, vous n'aurez pas de photo parce que vous étiez pas là, tant pis pour vous. On sait donc que le parapluie anglais n'est pas étanche, que la peinture fluo ne fond pas dans l'eau mais rend les tortues suicidaires et que le mot "Moignon" plonge les gens dans la perplexité la + profonde. Pire que "Machoire" ou "Overdose". Pire que "Paradoxe", c'est une honte.

Bon à savoir également :

- Les ordinateurs ne flottent pas.
- Les flèches en bois chavirent.
- Quatre bouteilles ne suffisent pas à faire flotter une chaise lestée de plomb et un pêcheur en plâtre °Mais ça,yavait peut-être pas besoin de l'expérience pour en être convaincu...°.
- Le radeau de la méduse n'est pas imperméable.
- Tu restes irrésistible même quand t'en as marre d'attendre au soleil.
- C'est pas difficile de marcher sur une pente en pierre en tongs, même si on commence à avoir des ampoules.
- Le shopping a effectivement des vertus euphorisantes °à moins que ce sentiment ne soit dû à la personne accompagnatrice°.
- Les cookies de la Mie Câline sont parfaits.
- La boue sur la rive des fleuves pue, glisse et est tongovore. °Je crois que je viens de créer le mot le + moche de la langue française après "débecter".°

 

Pardon à Monsieur D. pour les tapis de votre voiture °mais dites-vous que j'avais quand même pas mis les pieds directement dans l'eau comme Adrien° et puis bon courage pour faire vérifier votre... euh... dimensionnage (?).

Cham, tu peux garder la tortue, cadeau, ça fera de la compagnie à Charles-Apollon.

L., j'essaierai de passer avant mercredi pour te débarrasser de mon parapluie. Est-ce que tu pourras aller à Blois récupérer les derniers dessins à l'école dans les jours qui viennent, parce que pour moi ça va vraiment être compliqué... Ah oui et puis "Allô allô ? Mandarine and Co !" =) °comme ça j'suis plus seule à l'avoir dans la tête°

Dernier truc à savoir : le hérisson se nourrit volontiers de croquettes pour chat. Voilà donc le pourquoi du comment du renversement nocturne des gamelles.

Sur ce, j'm'en vais préparer un concours que j'aurai pas, d'ailleurs demain je visite un appart' près de la fac où j'irai une fois que j'aurai échoué avec brio. Et j'dois dire que c'est une perspective assez réjouissante. °Quoiqu'à force de répéter que je m'en fous, j'me dis que ça doit cacher quelque chose.°

Tout ça pour dire que Je T'aime (et pour qu'y ait pas de jaloux : je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime. Normalement, j'ai oublié personne. Ya pas à dire, ce blog commence à se pouffiser.) °

Publié par Swani à 23:10:29 dans ...Sortir de son trou !° | Commentaires (11) |

°"Arrache-moi le coeur que je ne puisse plus avoir peur" [Le gus qui a inventé les mots était un génie]° | 23 juin 2008

° J'aime bien la nouvelle version de Firefox. Et le nouveau lecteur deezer. Les orages aussi, j'aime. Ce matin ça pleuvait sur la moquette, un peu, parce que j'ai dormi la fenêtre ouverte. J'aime vraiment bien quand les grenouilles chantent le soir.

L'avantage, quand on va mal, c'est que quand ça va mieux, on est encore + heureux qu'avant. C'est ce que dit André Dussollier à Agnès Jaoui à la fin d'On connaît la chanson, d'Alain Resnais. Un des premiers films que j'ai vus à la télé, en famille. Vous vous souvenez de votre premier film ?

Tout allait bien jusqu'à vendredi dernier. Attendez, non, pas ce vendredi-là. Oula mais ya plein de jours qui ont eu lieu ! Bon, donc là on est le 23 °et tout le monde est d'accord puisque le dodo nocturne et pléonasmatique est passé.° Lundi. Et j'ai pas commencé les révisions pour le concours. Voilà, comme ça, les choses sont claires. On peut reprendre.

Vendredi, donc. Vendredi 13. Qui était une très bonne journée, comme la plupart des vendredis 13 de ma vie, je vois pas pourquoi je vous raconte que le vendredi ça allait pas, c'est nimp. Le samedi c'était très bien aussi, oui, même très très bien. Et même un peu mieux encore. Serre-moi, Oh, Road Trippin'. On s'approchait même dangereusement du bonheur.

La soirée fut... drôle. Un restaurant presque plein, une table de 3 pour 4, une salade d'accueil renversée sur LeFrère, un steak froid à l'intérieur, une serveuse qui espère atteindre la table du fond en se glissant dans l'espace de 10 centimètres entre les deux chaises et qui appelle un gars de 60 balais "jeune homme" °pas bigleuse la fille°, un petit livre à offrir à son Papa "Les phrases à ne pas prononcer sous peine de passer pour un gros ringard : Et il fait quoi comme métier, le père de ton petit ami ? // Il ne t'a pas compté fleurette au moins ton Benjamin ?" et un sacré galérage pour obtenir le droit de payer l'addition. Expérience à ne pas renouveler.

Les choses sont devenues moins hilarantes le lendemain matin, quand ça a recommencé. Puis le soir, quand j'ai fini par reconnaître que réviser encore 5 chapitres de philo avant minuit était impossible. Surtout après avoir découvert que "L'esprit et la matière" et son pote "Le vivant" n'avaient pas été pris en compte. Sont donc restés hors de portée de mes globes oculaires : les notions politiques, sur lesquelles aucun cours digne de ce nom n'avait été fait °puisqu'étudiées à travers deux oeuvres certes fondamentales mais point palpitantes ni exhaustives, c'est-à-dire Les Politiques et Le Prince°, Le vivant, L'esprit et la matière, La liberté.

Le lendemain matin, oooh surprise : "Peut-on éduquer la perception ?" --> cf cours sur L'esprit et la matière
                                                     "Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?" --> cf cours sur Le vivant
                                                     Un texte de Sartre sur... la Liberté !

Ô joie.

J'ai choisi le texte. Advienne que pourra.

Le soir-même, rebelote avec la géo et ses fantastiques croquis. Un doute trace sa route : "Et si on tombe sur Géo en épreuve majeure ?" Voilà précisément le genre de question intelligente qui souligne le haut dégré d'anticipation dont peut être capable un lycéen. Le genre de questions qu'on évite de se poser la veille d'un examen, quand on est une personne un tant soit peu dotée de neurones. Zen restons zen. Hinhin.

En fait, c'était bien l'Histoire en majeure. Et j'ai colorié n'importe quoi sur mon planisphère. Tiens, j'viens de me demander si les points cardinaux étaient précisés ou s'il fallait les rajouter. Bon, et puis j'avais pas compris pourquoi yavait une feuille avec un cadre en-dessous de la carte, merci L. de m'avoir appris... que c'était pour la légende... Nan mais sérieusement, vous le saviez, vous, qu'elle servait à ça, cette putain de feuille annexe ? Bref, passons.

L'Allemand ça devrait aller. Sauf qu'ils ont encore réussi à poser une question qu'était pas dans les lignes de la consigne. "Sie boxt auch für ihre Familie, es ist nämlich nicht zwischen Zeile 20 un 26, trotzdem ist es in der Text Zeile 17." Si le correcteur est pas content, tant pis, ça sera pas faute de lui avoir expliqué.

Ensuite, la Littérature, ça devait aller tout seul. SAUF que j'avais visiblement décidé de ne pas dormir de la semaine. Donc vers minuit, je me suis refait le coup de la question qui tue, la question "Et Si". En l'occurence c'était "Et si je tombe sur un sujet avec des questions auxquelles je sais pas répondre, même si j'ai révisé les deux nouvelles oeuvres du programme, et si l'autre sujet c'est sur Perrault, que j'ai pas du tout relu ?". La question "Et si" a un pouvoir remarquablement puissant, ce qui est le propre du pouvoir me direz-vous : elle donne une imagination DéL!R@ñt€. J'ai réussi à inventer une bonne demi centaines de questions sur Les Contes, en une nuit. L'éducation nationale devrait m'embaucher pour trouver des idées de sujets. C'étaient des inventions tellement réalistes qu'elles m'ont réveillée chacune à leur tour. Prenez une nuit de 6heures 30, divisez-la par 50 sujets de bac apocalyptiques, vous obtenez de jolies tranches de sommeil d'une épaisseur approximative de 7 minutes.

Tout ça pour tomber sur Le Guépard, dont un sujet déjà traité en DS. °Tous ceux qui sont en train de chercher parmi leurs jeux Nintendo The Cheetah sont, c'est le cas de le dire, hors sujet.°

A 10 heures, le stylo encore fumant, réunion du TGL mit le punk anarchiste venu de l'espace. C'était trop bien, on a touillé des algues, on a pêché une chaussure, j'ai mangé une pomme et deux crans de Kinder maxi, le soleil a squatté jusqu'au soir. Pas de mauvaise surprise pour les maths, yavait même le truc du lampadaire pronostiqué par Madame la maman de Lémi N°2.

Et en fait, c'est là que c'est devenu dur, j'avais plus envie que ça soit fini, parce que ça faisait trop de "The End" d'un coup. Trop de "L'an prochain". Trop de séparations, de kilomètres, de mètres carrés, de trains, de promesses, de projets, de peurs. Même le téléphone me donnait le vertige.

Voilà, c'est pour ça que finalement, je suis rentrée chez moi jeudi. J'en pouvais plus de tous ces "Allez c'est peut-être la dernière fois qu'on peut..."

Le vendredi, le nouveau médecin a essayé de me convaincre que j'allais me coucher tôt pendant les 10 prochains jours et que j'allais ensuite faire les études brillantes dont elle rêve pour sa fille de 13 ans. J'ai donc pris la décision de bouffer son magnésium et sa bergamote pour lui faire plaisir, mais de me contenter de vivre ma vie. "tiptiptiptiptiptiptiptip pompom tip pompom tip pompom tip pompom tip pompom tip apporte-moi mes cachets..."

J'en ai parlé avec eux. J'ai essayé de leur dire que j'étais heureuse, même si parfois je le cache bien. J'ai expliqué mes doutes, j'ai ajouté que c'était très bien comme ça.

Et une fois encore, advienne que pourra. °

Publié par Swani à 17:31:59 dans ...Analyser la situation avec rationalité !° | Commentaires (0) |

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