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Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.
Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.
Pas la moindre férocité, mais affamés.
Être (et avoir) en vie.
°
Impossible de vous dire qui je suis, ça change tout le temps.
On dit que je me pose trop de questions, que je me complique la vie. C'est toujours mieux que l'inverse.
Ce blog est une tentative désespérée de représenter partiellement l'imbroglio généralisé qui a élu domicile quelque part entre Moi et Ça, parfois auto-proclamé abusivement (et fort subjectivement) "Réflexions".
Alors lisez-le si vous avez un peu de temps, peut-être que vous comprendrez mieux que moi.
NDLR : Nous déclinons toute responsabilité en cas d'incompréhension sémantique de la terminologie employée ci-contre; ci-après, ci-dessus et ci-joint.
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°Suite du récit de notre exploration de l'îlot paradisiaque °ce qui, en France, signifie "ensoleillé"°
2 août
Les cinglés de l'équipage nous ont tambouriné sur la porte à 5h50. J'étais d'une humeur massacrante parce que j'avais les cheveux sales (et que les murs bougeaient bizarrement autour de moi à cause de mes nouvelles lunettes auxquelles j'étais pas encore habituée. Ça va mieux maintenant, merci). LeFrère avait quant à lui un volume de tignasse proche de celui de Bernadette Chirac.
On s'est offert un petit déjeuner dans un café de Bastia pour "onze... dix-huit euros." Moi je dis qu'on n'aurait pas dû laisser le guide du Routard sur la table, ils ont dû inventer une taxe spéciale touriste. En même temps vu notre tronche de mal réveillés et notre teint de scandinaves en hiver, on était repérés à 100 mètres, Routard ou pas.
Accueillis à bras ouverts par de grandes inscriptions murales à la terminologie sybilline "FLNC FLNC FLNC" nous nous aventurâmes à l'intérieur des terres.
Penchons-nous sur le dialecte en usage :
Homme parlant dans un téléphone portable : "Vous avez le bonjour du port de Bastia. Amitiés." Clairement, un langage crypté, très proche du style résistance 1944.
Une fille qui traînait une grosse valise : "Attends-moi parrain !" Fini l'époque de l'omertà, tout le monde s'appelle par son nom là-bas.
Une femme à son mari, en montrant une plaque sur une porte : "Tiens, là, un avocat !"
La population est dépaysante. Quand je pense qu'à O°°° les gens se larguent en mangeant des gauffres et s'affolent quand ils oublient la carte Quick...
Puis LeFrère a eu mal au ventre. Après les virages c'était pire, ou mieux selon le point de vue, on aurait dit qu'il allait claboter. Enfin tout ça c'était du chiqué parce qu'il a quand même mangé un croque-monsieur à midi pendant que je mangeais la meilleure pizza quatre fromages de ma vie. Les parents ont pris une salade corse, avec du jambon à couenne imbouffable, mais faut pas le dire parce qu'on est en Corse et on veut bien aller se baigner, mais sans bracelet de cheville en béton. P'pa a recraché discrètement son morceau et l'an planqué sous un bout de salade, sinon il serait mort étouffé. M'man a passé l'épreuve de bizutage avec + de succès. Elle a enlevé la couenne.°
3 août
22h33
27°C
On a failli mourir.
On a croisé un Corse d'un peu près. Il doublait un Irlandais dans un virage. Comme a dit LeFrère, ce genre d'attitude a une légère tenddance à renforcer le préjugé.
Publié par Swani à 00:15:55 dans ...Rire !° | Commentaires (0) | Permaliens
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