°
Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.
Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.
Pas la moindre férocité, mais affamés.
Être (et avoir) en vie.
°
Impossible de vous dire qui je suis, ça change tout le temps.
On dit que je me pose trop de questions, que je me complique la vie. C'est toujours mieux que l'inverse.
Ce blog est une tentative désespérée de représenter partiellement l'imbroglio généralisé qui a élu domicile quelque part entre Moi et Ça, parfois auto-proclamé abusivement (et fort subjectivement) "Réflexions".
Alors lisez-le si vous avez un peu de temps, peut-être que vous comprendrez mieux que moi.
NDLR : Nous déclinons toute responsabilité en cas d'incompréhension sémantique de la terminologie employée ci-contre; ci-après, ci-dessus et ci-joint.
<< °Des hippies, quelques verres de punch et un sac de couchage° | °Ricordare.° | °"On n'oublie jamais rien on vit avec" brâmait quelqu'un° >>
° On n'a pas la sensation du temps qui passe. Et pourtant. Pour le meilleur et pour le pire.
On peut tout comprendre, tu sais, si on considère qu'on ne sait rien.
En effet, parfois, c'est triste à dire, on ne s'en rend pas compte sur le moment, c'est la solitude qui pousse les gens l'un vers l'autre. "...so we were best friends by default."
En lisant, j'ai découvert qu'on n'avait pas vécu la même chose. C'est terrible comme prise de conscience. Pour moi, c'était toi celle qui brillait plus brillant, qui riait plus riant, qui disait bonjour aux gens. J'étais l'ombre. Ma mémoire a eu honte de moi. Je ne me souviens plus de ma peur et de mes voyages, ni du bateau. D'autres peurs, d'autres voyages, d'autres bateaux les ont effacés. Même cette chanson. J'ai oublié les paroles.
C'est bien beau, tous ces grands principes, il ne faudrait pas en arriver là, mais j'ai renié tout ça. C'était une autre enfant qui se confiait à toi. Et celle à qui j'adresse ces mots est morte. Tout n'a pas toujours été ensoleillé comme dans l'idée que tu te fais de cette époque. Tout a changé.
Non vraiment, on n'a pas vécu les mêmes épreuves. Et j'ai préféré déchirer le passé après avoir perdu quelques rêves.
Et pourtant.
"Ricordare
è
forse
il modo più tormentoso
di dimenticare
e forse
il modo più gradevole
de lenire
questo tormento."
[Se souvenir est peut-être le moyen le plus atroce d'oublier et peut-être le moyen le plus agréable de calmer ce tourment.]
Le temps jamais ne suspend son vol. Des droites parallèles peuvent devenir courbes, l'écart grandit, comme les adolescents. J'aime un peu mieux celle que j'étais quand c'est toi qui raconte. Toi qui aimes les souvenirs. J'aime marquer le temps, mais pas le revivre. Ma vie est plus belle aujourd'hui, nos chemins ont croisé d'autres routes. Grâce au temps écoulé, plus d'amertume, plus de rancoeur. Il faut bien grandir un jour.
On a partagé des fou-rires, des événements
absurdes, des épisodes orageux. C'était pas si superficiel que ça,
malgré les souvenirs qui mentent.°
Publié par Swani à 16:46:30 dans ...Marquer le temps qui passe de galets orange !° | Commentaires (0) | Permaliens
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