°
Offrir quelques plumes aux griffes d'un lynx.
Du bout des doigts, retrouver l'hyperbole.
Pas la moindre férocité, mais affamés.
Être (et avoir) en vie.
°
Impossible de vous dire qui je suis, ça change tout le temps.
On dit que je me pose trop de questions, que je me complique la vie. C'est toujours mieux que l'inverse.
Ce blog est une tentative désespérée de représenter partiellement l'imbroglio généralisé qui a élu domicile quelque part entre Moi et Ça, parfois auto-proclamé abusivement (et fort subjectivement) "Réflexions".
Alors lisez-le si vous avez un peu de temps, peut-être que vous comprendrez mieux que moi.
NDLR : Nous déclinons toute responsabilité en cas d'incompréhension sémantique de la terminologie employée ci-contre; ci-après, ci-dessus et ci-joint.
<< °Un peu de calme je vous prie° | °De Paris à Newcastle. Des livres, des transports en commun et des hommes. Ou comment se projeter, avoir mal, puis rire. Dans le désordre.° | °Article du dimanche soir° >>
° Hier j'étais à Paris. Hier m'a paru une semaine, j'entre dans une phase de ralentissement sensoriel. Ces moments où on s'observe vivre, sensation de lucidité, vraisemblable illusion, simple aveuglement supplémentaire.
Ne cherchons pas de liens logiques, surtout pas chronologiques, le temps est si précieux. °On ne le répète assez, ne vous déplaise [en dansant la javanaise]°
J'aurais pu faire le voyage avec La Trottinette, mais on est partis par le train précédent. 8h10. Incroyable le nombre de cinglés qui vont à Paris avant que le Soleil ne se lève sur New York.
Ce soir le Frère part en Angleterre. Ou comment s'engueuler à propos d'un manteau autour d'une valise. Ou comment voir sa suprême bonté récompensée d'un "je suis désolé, je sais pas ce que j'ai fait mais ça t'a changé de page" "C'est pas grave mon p'tit Lou, tu viens juste d'effacer mon nouvel article."A l'entrée du Salon du Livre, il y a un contrôle super sévère. On pose son sac sur une table, on passe sous un bipeur de métaux qui bipe tout le temps mais ça a pas l'air d'inquiéter Monsieur Muscle outre mesure, puis il te demande d'une petite voix "Vous avez des livres dans votre sac ?" alors tu dis "Oui" [sauf quand t'as pas eu besoin de te taper une heure et demie de train avant d'arriver] et on te demande de coller des petites gommettes vertes "Salon du Livre" pour qu'on te les fasse pas repayer.
C'est trop cool, maintenant j'ai un Bernstein et Milza spéciale Kassdédi "Salon du livre". Pareil pour L'insoutenable légèreté de l'être, que j'ai fini dans le train [J'ai beaucoup aimé. Kundera, pas le train.]
J'aime bien les conversations des gens dans le train.
"Et là, ce con il me dit "Ce qui est génial dans cette classe, c'est le multi-culturalisme"... Le con, dans notre classe ya pas un seul Black, j'te jure."
"Ouais, je kiffe trop la Guerre Froide." [Là tu sens le gars qu'est né en 1990]
Et
puis le meilleur : le gentil jeune homme avec pull rose [Tiens, pas de
motif jaquart... un rebelle !], cheveux blonds, raie sur le côté qui parle à une fille super intéressée... Non pas.
"Sébastien va retourner à Newcastle bientôt, il déprime ici... je le
comprends, je suis pas loin de ressentir la même chose. Là-bas, c'est
extraordinaire. C'est une grande ville mais paradoxalement, c'est tout
petit. C'est une ville industrielle, mais on visite le centre en une
heure... Tout le monde se connaît, tu peux avoir des amis de 47 ans
[Trooop la classe, j'avoue ! -Moi je m'en fous, je parle avec des
antiquités sur mon blogg-] Oui vraiment, Newcastle c'est
extraordinaire."
On est allés manger à la brasserie qui fait les meilleurs croque-monsieur du monde, celle que j'ai découverte pendant mon stage. C'était à une station de Portes de Versailles et on avait un super ticket de métro qui permet d'aller partout, même là où y a pas de métro, puisqu'il est aussi valable en RER. Y avait du Soleil, on aurait dit que l'hiver était terminé, on voyait les voitures passer sans les entendre, j'étais presque heureuse d'être assise au milieu des fumeurs et de partager un bout de terrasse avec eux.
J'ai failli m'endormir dans le RER, blottie dans Dido, The Arctic Monkeys, mon manteau et AaRON, heureusement que mon accompagnateur bien-aimé me réveillait régulièrement pour me faire un passage du journal qu'il lisait...
On a failli se perdre dans la ville-dortoir la + simplissime du monde. "Je te dis qu'il faut continuer, là c'est pas le boulevard Newton." "Moi je te dis que c'est pas par là que je suis passée l'an dernier et pourtant je suis arrivée à l'Université en moins d'une journée. D'ailleurs le panneau est d'accord avec moi, il dit que l'enseignement supérieur c'est par ici." On a quand même suivi l'avis de l'expert en plans googlemap, lequel a reconnu que mon itinéraire était également envisageable.
A la fin de la conférence, une dame a posé des questions au prof d'Histoire. C'était fascinant, oui, vraiment, fascinant, de voir son visage à elle parfaitement immobile quand il faisait une blague (pas hilarante certes, mais un peu amusante). Un visage parfaitement dur, pas l'esquisse d'un sourire, de la pierre, l'air de dire "Comment ose-t-il plaisanter alors qu'il s'agit de l'avenir de ma progéniture ?" Ils doivent bien se marrer dans cette famille...
Dans le métro, y avait toujours ce crétin de lapin rose à salopette jaune qui se bousille les doigts dans la porte "Attention tu risques de te faire pincer très fort". D'où tu me tutoies lapinos ? j'te ferais dire que t'es mal placé pour faire le malin, tu viens de perdre 3 phalanges. Mais bien sûr, tu t'adresses aux enfants. Collé à 1m60 de haut. Pour se coincer les doigts dans ces portes, faut avoir 4 ans et jamais pris le métro. Or les mioches de 4 ans d'1m60 qui se baladent sans leurs parents dans le métro et qui savent lire, c'est rarement des novices en ce qui concerne les transports en commun. Donc faut être honnête Lapin, tu sers à rien. Sauf rire, ce qui dans le métro est un exploit, je te l'accorde.
On a récupéré plein de brochures au Salon de l'Etudiant. On les a
regardées en mangeant. C'est hallucinant le nombre de pub qu'on nous
avait aimablement refourgué sans nous demander notre avis, à Paris il
suffit de marcher en tendant le bras pour se retrouver les mains
pleines. Remarquez, même en gardant les bras serrés le long du corps,
les meilleurs distribueurs de pub arrivent à vous faire prendre leur
papier. J'avais l'impression de tenir un quart de la forêt amazonienne
sur mes genoux. Parcours Numérique du Salon du Livre, 20 mini
marque-pages, un tract ensanglanté "A bas la corrida", des repas
légèrement gratuits chez McDo, des tickets d'entrée réutilisables, un
numéro des Echos, un numéro de L'Express...
J'étais en train de me laver les dent tout à l'heure. C'est fou tout ce qu'on peut penser pendant qu'on agite sa main de manière circulaire. Et puis j'ai compris que "tout se tient" comme ils disent au Parti Socialiste. C'est pire que dans Jacques Le Fataliste. L'ennui c'est que j'ai oublié comment j'en étais arrivée à cette conclusion.
J'ai failli m'endormir au cinéma hier soir, le film était pas terrible. En fait j'ai pas très bien compris ce qu'il racontait. Ni pourquoi il s'appelait comme ça. De toute façon je voyais mal parce que j'avais les yeux fatigués et que j'avais porté mes lentilles trop longtemps.
J'ai reçu un devoir du CNED, j'ai eu une note de merde. Jusque-là c'était pas grave, mais maintenant il reste trois mois et je ne comprends pas ce qu'ils veulent de +. C'est la théorie de l'équilibre selon Nanou : quand quelque chose s'arrange, ça se déglingue ailleurs. Parfois ça met du temps, mais on finit toujours pas avoir les deux pieds sur terre. A moins que ce ne soit six pieds sous terre.
En sortant du train, il pleuvait "juste assez pour qu'il pleuve". Je déteste cette pluie. Soit ça tombe, soit ça reste sec, faut se décider. Cet après-midi, il a plu pour de vrai pendant 10 minutes. J'adore ça, quand on voit plus le sapin des voisins tellement les gouttes sont serrées, quand leur bruit couvre le son Coldplay et qu'on sent presque l'eau s'écraser contre le toit tant elle tombe fort. Et puis soudain tout s'arrête, en une seconde, on n'entend plus que l'eau qui coule vers les rigoles.
Voilà. J'en oublie comme toujours, mais j'ai besoin de dormir. Au final, rien n'est fini, loin de là. Cette nuit, traversée de la Manche pour Le Frère. Mmmh la chance, 2heures dans un petit ferry avec le temps qu'il fait, les mangeurs de PackLunch vont croire que les petits hommes verts les envahissent quand ils débarqueront demain matin...°
Publié par Swani à 00:04:02 dans ...Sortir de son trou !° | Commentaires (9) | Permaliens
02-04-2008 19:22
De rockingchair
Sujet:
ouuuuuuuh ouh ouuuuuuuh ouh Url: [Liens]
02-04-2008 15:34
De Ermellina Sujet:
ouais ba quand même
01-04-2008 20:34
De Swani
Sujet:
°Viva la musica° Url: [Liens]
23-03-2008 22:38
De Marie-No Sujet:
a
18-03-2008 21:53
De Swani Sujet:
°;!\ç^|lm° Url: [Liens]
18-03-2008 21:35
De Swani Sujet:
°Aaah Paris ! (sa Tour Eiffel, son lapin, ses tartines...)° Url: [Liens]
18-03-2008 16:58
De boiseime Sujet:
§('çπœ†ƒ∂ Url: [Liens]
17-03-2008 13:35
De Marie-no Sujet:
mais euuuuuuuuu
17-03-2008 08:48
De Amylin Sujet:
Le passage Url: [Liens]
Depuis le 20-11-2006 :
156443 visiteurs
Depuis le début du mois :
2424 visiteurs
Billets :
168 billets